Pourquoi la mode est un axe pour développer l’économie d’un pays? cas de la FRANCE

by Team Aza Mag

S’intéresser à la mode, c’est également s’intéresser à son économie : de la création d’une marque à sa distribution en passant bien sûr par son financement et la production. Une économie qui est en perpétuelle évolution avec une production qui depuis quelques années s’est concentrée dans des pays à bas coût avec les dérives que nous connaissons aussi bien sur le plan humain qu’environnemental. Une économie qui est devenue numérique favorisant de nouveaux modèles : campagnes de crowdfunding, désintermédiation dans la distribution des vêtements, offre de marques beaucoup plus riche, etc. Autant de sujets que nous avons souhaité traiter dans cette thématique dédiée à l’économie de la mode.

La mode est un secteur qui pèse lourd dans l’économie française. D’ après une étude de l’IFM, le secteur de la mode représente 1.7% du PIB.

Le poids de la mode dans l’économie française

Le secteur de la mode considère que les pouvoirs publics le négligent alors qu’il pourvoit à 1 million d’emplois. Ce million d’emplois comprend les emplois directs et indirects. C’est pourquoi le secteur de la mode voudrait hausser le ton à présent. Car en réalité, la mode est un secteur qui pèse lourd dans l’économie française.

La Fédération du Prêt-à-porter Féminin et la Fédération de la Couture se sont associées à l’Institut Français de la mode. Le but de ce regroupement était de publier une étude commune sur l’état actuel de la mode. Cette étude s’intitule « Les chiffres clés inédits de la mode et de son économie ». Le but de cette étude est de montrer que la mode est un secteur qui pèse lourd. Car la mode est souvent regardée avec de la condescendance par comparaison à d’autres secteurs de l’économie. Il faut dire que la mode a souvent une connotation de légèreté et de superficialité.

Une aura internationale et des chiffres éloquents

Bien que la mode connaît parfois des ralentissements, le président de la Fédération de Couture, Ralph Toledano, a déclaré que la mode était le plus grand fleuron de l’industrie française. Il rajoute que l’lorsque l’on rencontre un étranger, celui-ci ne parle pas d’Areva ou d’Airbus. Non, celui-ci parle de Dior ou de Chanel. Ralph Toledano s’étonne alors que ceci ne soit pas vraiment pris en compte en France.

Pourtant, les chiffres sont éloquents. En tout, d’après l’IFM, si on considère toute l’activité liée aux vêtements, la maroquinerie, les cosmétiques et l’horlogerie, le secteur de la mode représenterait tout de même 150 milliards d’euros en chiffre d’affaire direct. De plus, sur ces 150 milliard d’euros, il y a 33 milliards d’euros pour l’export.

Le directeur général de l’IFM, Dominique Jacomet, affirme que ces 150 milliards d’euros représentent 1,7% du PIB. Ce qui représente encore 36 milliards de valeur ajoutée. Cela signifie que la mode est un secteur qui pèse lourd dans l’économie française. La mode pèse plus que l’automobile ou l’aéronautique.

Un employeur important qui dynamise les secteurs connexes

La mode est aussi un employeur important. Le secteur de la mode est constitué de grands groupes et de marques nouvelles. La mode génère 580 000 emplois directs. Elle génèrerait en tout 1 million d’emplois en incluant la sous-traitance.

Le nouveau président de la Fédération du Prêt-à-porter Féminin, Pierre-François le Louët, a déclaré que « avec ce premier état des lieux, dans un contexte de mutation du secteur, lié à l’évolution du comportement des consommateurs, à celui de la distribution, avec Internet, nous pourrons agir pour aider les entreprises à se développer ». La Fédération du Prêt-à-porter entend ainsi drainer des fonds publics pour les redistribuer au secteur de la mode.

Il faut encore prendre en considération que la mode dynamise les secteurs qui lui sont connexes. C’est notamment le cas des six semaines de défilé annuel à Paris qui stimule d’autres secteurs. Ce sont 300 défilés qui se déroulent alors à Paris en cette période. Il y a 27 salons professionnels pour les tissus. Il y a encore les sous-traitants. Tout ce foisonnement attire beaucoup d’étrangers dans Paris. Les retombées économiques de ces visiteurs sont importantes. Elles concernent les achats, les hôtels et les restaurants. D’après l’IFM, ces retombées seraient de l’ordre de 1,2 milliards d’euros.

 

 

 

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