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Economie

Pour réduire le déficit de financement estimé à 42 milliards de dollars entre les femmes et les hommes entrepreneurs sur le continent, les dirigeants du G7 ont accordé un prêt global de 251 millions de dollars à la BAD afin soutenir l’initiative AFAWA.

Les questions d’actualités géopolitiques telles que l’Incendie en Amazonie, programme nucléaire iranien… ont dominé la couverture du sommet du G7 qui s’est tenu du 24 au 26 août, à Biarritz, dans le Sud-Ouest de la France. Le sommet consacré à la lutte contre les inégalités, a réuni, les chefs d’État de sept des plus grandes puissances économiques mondiales (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Japon, Canada)

Dans ce cadre, huit pays non-membres du G7, dont cinq africains, (Afrique du Sud, Australie, Burkina Faso, Chili, Égypte, Inde, Sénégal, Rwanda), et Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) ont été invités. Ce dernier a annoncé le versement d’un prêt global de 251 millions de dollars à l’initiative AFAWA (Action positive pour le financement en faveur des femmes en Afrique), portée par la BAD.

Lancée en 2016, l’AFAWA vise à débloquer l’accès au financement pour les femmes entrepreneuses, et établit un mécanisme d’autonomisation économique. Cette résolution a été adoptée lors du Sommet des chefs d’État de l’Union africaine en janvier 2015, et la BAD a été chargée de sa mise en œuvre.

Dialogue politique avec les autorités concernées

« Aujourd’hui, les femmes détiennent plus de 30 % des PME en Afrique, mais il existe un déficit de financement de 42 milliards de dollars entre les femmes et les hommes entrepreneurs. Ce déficit doit être comblé, et vite », a-t-il souligné, précisant que la BAD prévoyait d’investir un milliard de dollars dans cette initiative.

Le programme AFAWA repose sur trois piliers. Le premier vise à améliorer l’accès des femmes au financement grâce à des instruments innovants et adaptés, y compris des mécanismes de garantie. Le deuxième pilier est axé sur la prestation de services de renforcement des capacités pour les femmes entrepreneuses (mentorat et formation en entrepreneuriat).

Le troisième pilier se concentre sur l’amélioration de l’environnement juridique et réglementaire, grâce au dialogue politique avec les gouvernements, les banques centrales et les autres autorités concernées.

 

 

 

 

Source : https://www.jeuneafrique.com/820362/economie/sommet-du-g7-251-millions-de-dollars-pour-lentrepreneuriat-feminin-en-afrique/

 

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Le Maroc devient la troisième économie africaine dans le secteur de l’innovation. Si la Suisse reste, comme en 2018, à la tête du classement, le Maroc, lui, progresse et gagne deux places par rapport à l’an dernier, devenant la 74e économie sur les 129 évaluées au total. En Afrique, le royaume se classe à la troisième place des économies les plus florissantes du continent, derrière l’Afrique du Sud (63e) et la Tunisie (70e). Au niveau maghrébin, le Royaume arrive loin devant l’Algérie, classée à la 113e place.

Ce classement des pays d’après l’indice mondial 2019 de l’innovation a été publié dans un document mercredi 24 juillet par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), en partenariat avec différents autres acteurs et institutions internationales. Cet indice, qui s’appuie sur 80 indicateurs, tend à offrir une vision large de l’innovation et un point sur l’environnement politique, l’éducation, l’infrastructure et le perfectionnement des entreprises.

L’économie marocaine produit plus de résultats d’innovation (outputs) par rapport à son niveau d’investissement dans l’innovation (inputs), ce qui lui permet de convertir efficacement les investissements dans l’innovation en produits et services plus performants et de meilleure qualité.

Le Maroc est aussi en progression par rapport à l’année passée dans les domaines de l’éducation, où il passe de la 68e à la 47e place, ainsi que dans celui du commerce et de la concurrence, en passant de la 52e à la 49e place. Il recule en revanche d’une place dans le secteur du développement durable, et arrive à la 47e place. En revanche, le pays s’illustre dans les actifs immatériels, où il est classé 43e au niveau mondial. Plus précisément, le Royaume est 39e en ce qui concerne le dépôt de marques par origine et PIB et 9e pour les dessins et modèles industriels par origine et PIB.

Malgré ces classements, les indicateurs liés au perfectionnement des affaires continuent à enregistrer des scores faibles (122e), de même que la collaboration recherche-université-industrie (103e) alors que le pilier “capital humain et recherche” (75e) est impacté par une faible performance des dépenses R&D allouées par les entreprises.

 

 

 

 

Source : https://www.huffpostmaghreb.com/entry/le-maroc-troisieme-economie-africaine-dans-le-secteur-de-linnovation_mg_5d3ad805e4b0c31569e9a459

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Grande première depuis la fondation de Naspers en 1915 : Phuthi Mahanyele-Dabengwa a été désignée directrice des activités sud-africaines du groupe ce 3 juillet. Avec Mpumi Madisa (directrice générale nommée du groupe Bidvest) elle sera l’une des très rares femmes noires à diriger une société cotée du Johannesburg Stock Exchange.

Âgée de 48 ans, Phuthi Mahanyele-Dabengwa quitte un poste de présidente exécutive du fonds Sigma Capital, et fut précédemment directrice générale du groupe Shanduka, un holding d’investissement créé par l’actuel président sud-africain Cyril Ramaphosa. Elle siège au conseil d’administration de la fondation Cyril-Ramaphosa et fut membre des conseils d’administration de l’opérateur téléphonique Vodacom, du minier Gold Fields et de la compagnie aérienne Comair.

Renforcer ses activités en Afrique du Sud

Sous la responsabilité directe du PDG du groupe, Bob Van Dijk, elle dirigera les activités quotidiennes de Naspers en Afrique du Sud, ainsi que ses deux récentes entités Napers Foundry et Naspers Labs. Naspers Foundry est un fonds d’investissement doté de 88 millions d’euros (1,4 milliards de rands), destiné au financement de start-up  de la tech sud-africaine, tandis que la plateforme Naspers Labs vise à développer les compétences des jeunes sans emploi. « Je suis ravi de rejoindre Naspers à un moment aussi crucial pour le groupe et pour l’Afrique du Sud », déclare l’intéressée dans le communiqué de la firme.

En octobre 2018, le groupe annonçait par ailleurs son ambition d’investir 192 millions d’euros durant les trois prochaines années pour renforcer ses activités en Afrique du Sud.

Projet de cotation

Naspers ne dit rien en revanche sur l’éventuelle implication de sa nouvelle manager dans son projet de coter ses actifs étrangers sur la bourse d’Amsterdam, au sein d’une société baptisée Prosus NV et évaluée à 123 milliards d’euros. De par ses précédentes fonctions, il se pourrait que Phuthi Mahanyele-Dabengwa fasse l’intermédiaire entre Naspers et les autorités sud-africaines, inquiètes de voir les actifs du groupe migrer vers une place boursière étrangère.

 

 

 

 

 

Source : https://www.jeuneafrique.com/798610/economie/afrique-du-sud-naspers-nomme-pour-la-premiere-fois-une-femme-noire-a-la-tete-de-ses-activites-sud-africaines/

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La vice-secrétaire générale des Nations unies Amina Mohammed a souligné dimanche 8 juillet 19 que la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) africaine deviendrait le moteur d’une croissance économique basée sur le commerce en Afrique. C’était au cours d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) à Niamey, la capitale du Niger.

L’intégration économique de l’Afrique, selon elle, était déjà un objectif cher à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), le précurseur de l’Union africaine.

La ZLEC, qui constituera la plus grande zone de libre-échange du monde, regroupant 54 pays et 1,2 milliard d’habitants, « permettra de concrétiser le rêve d’une croissance économique basée sur le commerce pour les entrepreneurs, les industriels, les investisseurs, les innovateurs et les fournisseurs de services d’Afrique », a-t-elle déclaré.

Cette zone de libre-échange « créera des emplois, et contribuera aux transferts de technologie et au développement de nouvelles compétences ; elle améliorera les capacités de production et la diversification de l’industrie, et fera augmenter les investissements africains et étrangers », a indiqué Mme Mohammed.

La ZLEC est « un outil qui permettra de libérer l’innovation africaine, de stimuler la croissance, de transformer les économies africaines et de contribuer à un continent africain prospère, stable et pacifique, comme le prévoient l’Agenda 2063 et le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

L’accord portant création de la ZLEC a été lancé le 21 mars 2018 à Kigali, la capitale du Rwanda. Dimanche, le Bénin et le Nigeria – la plus grande économie et le pays le plus peuplé d’Afrique – sont venus s’ajouter à la liste croissante de signataires, faisant de l’Erythrée le seul membre de l’UA à ne pas avoir signé cet accord historique.

Le président nigérian Muhammadu Buhari et le président béninois Patrice Talon ont signé l’accord dimanche, les deux pays devenant ainsi respectivement les 53e et 54e signataires de l’accord.

Parmi ses principales aspirations, la ZLEC prône un marché unique des biens et des services et une libre circulation des hommes d’affaires et des investissements, ouvrant ainsi la voie à la création d’une union douanière africaine.

Une fois pleinement opérationnel, la ZLEC devrait faire augmenter le niveau des échanges commerciaux intra-africains de plus de 52 % d’ici à 2022, selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies.

 

 

 

 

 

 

Source : http://french.xinhuanet.com/afrique/index.htm

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Elles sont entrepreneuses, scientifiques, investisseuses ou dirigent des incubateurs. Depuis Dakar au Sénégal, les femmes changent l’Afrique par le numérique. 2018 a été une année pivot pour les startups de la technologie en Afrique. Les femmes ont levé 1 milliard de dollars en equity. La majorité de cette somme étant allouée au trio de tête : Kenya, Nigeria et Afrique du Sud. Dans le top 10, un seul pays francophone émerge, avec 22 millions de dollars au compteur : le Sénégal.

Le pays veut devenir le hub de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest, et s’en donne les moyens. Tandis que les incubateurs et accélérateurs fleurissent à Dakar, la capitale, des investisseurs déploient des initiatives pour repérer les startups les plus prometteuses, avec un objectif : créer 35 000 emplois dans les nouvelles technologies d’ici 2025. Pourquoi et comment le Sénégal est-il en train de devenir une capitale tech ?

De Dakar à Lagos, plusieurs initiatives ont émergé pour susciter des vocations et inciter les jeunes femmes à devenir entrepreneures dans le digital. « She leads Africa » est l’une d’entre elles. Depuis le Nigéria, sa fondatrice joue les mentors pour révéler le potentiel des innovatrices d’Afrique anglophone comme francophone.

L’écosystème numérique sénégalais compte 30% de femmes. C’est une des raisons qui a amené « La Journée de la Femme Digitale » à s’exporter à Dakar. Lors de sa première édition sénégalaise, l’évènement, qui met à l’honneur celles qui changent le monde par la tech, a décerné son prestigieux prix à Arielle Kitio, fondatrice de Caysti, une startup qui met la robotique et le codage informatique dans les mains des jeunes filles.

 

 

 

 

Source : https://www.france24.com/fr/20192106-tech24-jfd-dakar-senegal-nigeria-entrepreneures-startups-sheleadsafrica-caysti-arielle-kiti

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Le groupe hôtelier sino-suédois Radisson Hotel Group prévoit de faire de la Côte d’Ivoire son hub en Afrique de l’Ouest. Trois établissements sont en cours de construction à Abidjan, il prospecte à San Pedro, Assinie et Grand Bassam.

Arrivé en 2016 sur le marché ivoirien avec l’ouverture du Radisson Blu de l’aéroport d’Abidjan, le groupe hôtelier prospecte dans les cités balnéaires de San Pedro (Sud-Ouest), Assinie et Grand Bassam (Sud-Est) pour y ouvrir des établissements d’accueil et de d’hébergement, dans lesquels il pourrait investir, en partenariat ou en propre, 500 millions de dollars (450 millions d’euros).

Radisson Hotel Group prévoit d’ouvrir l’une de ses nouvelles marques de luxe, Radisson Red, sur le célèbre boulevard lagunaire en face de la baie de Cocody, en partenariat avec le fonds d’investissements Phoenix Property du Sud-Africain Isaac Kelekele Kasonga. Le nouvel établissement doit ouvrir en 2021 et offrir une capacité de 165 chambres.

Stratégie ambitieuse

Le groupe développe une résidence hôtelière sous l’enseigne Radisson Hotel & Appartments, dans le quartier du Plateau,  qui ouvrira en 2021. Réalisée en partenariat avec le marocain Palmeraie Développement, elle représente un investissement de 16,5 milliards de francs CFA (25,15 millions d’euros).

« Dans le cadre d’une stratégie ambitieuse de développement sur cinq ans, nous prévoyons d’ouvrir 50 hôtels supplémentaires en Afrique subsaharienne. Notre future offre hôtelière proviendra à 65 % de nos enseignes les plus récentes, en particulier Radisson, positionnée sur le segment haut de gamme et disposant d’une offre complète de services », détaille Erwan Garnier, directeur en charge du développement en Afrique francophone et lusophone chez Radisson Hotel Group.

Loin derrière Accor

« Radisson se situe à mi-chemin entre la marque Radisson Blu, qui vise le segment haut de gamme, et Park Inn by Radisson, qui se positionne sur les segments haut et milieu de gamme. Sur le segment du luxe abordable, nous prévoyons en outre l’ouverture sélective d’un certain nombre d’hôtels Radisson Collection », ajoute-t-il.

11e acteur mondial du secteur, Radisson reste encore très loin derrière Accor, leader sur le continent, qui possède cinq enseignes (Sofitel, Pullman, Ibis, Novotel et Mövenpick) pour six hôtels dans la seule ville d’Abidjan, et compte lui aussi poursuivre son expansion. Le groupe français prévoit notamment d’implanter sa marque de résidence-appartements Adagio à l’aéroport d’Abidjan.

D’autres projets hôteliers devraient être dévoilés le 19 juin à Abidjan, lors de la deuxième édition de la conférence francophone dédiée aux investissements dans l’hôtellerie en Afrique, organisée par Radisson Hotel Group, Proparco et Horwath HTL.

 

Source : https://www.jeuneafrique.com/782425/economie/hotellerie-radisson-accelere-en-cote-divoire/

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La Directrice de la Banque du Trésor, Akissi Antonie Koffi, a été primée, vendredi 17 mai 2019 à Abidjan, au cours de la 10e édition de la cérémonie des bâtisseurs de l’économie africaine.

« Entreprendre pour l’intégration économique » était le thème de cette édition.

La « 10e édition des bâtisseurs de l’économie africaine a eu pour particularité d’encourager davantage les efforts des femmes », selon une note d’information du Trésor, transmise à APA.

« En offrant une place importante aux femmes dans le cadre de cet événement, nous entendons inciter les dirigeants africains à mettre en œuvre des initiatives de haute portée permettant une inclusion durable de la gent féminine dans l’écosystème économique », a expliqué M. Russel Lohoré, initiateur de la cérémonie.

Pour lui,  la Directrice de la Banque des Dépôts du Trésor Public de Côte d’Ivoire est un bel exemple de la femme qui excelle dans le top management.

La lauréate a, pour sa part, dédié son prix à toutes les femmes africaines tout en les appelant à exceller dans tous leurs domaines d’activités où elles exercent pour une Afrique encore plus prospère.

Elle a aussi exprimé sa reconnaissance au premier responsable du Trésor Public, Jacques Konan Assahoré pour la confiance placée en elle ainsi que son encadrement et ses orientations qui lui ont permis de se hisser à ce niveau.

Akissi Antonie Koffi est à la tête de la Banque  depuis 2016. Elle pilote la centralisation et la gestion des fonds des administrations publiques et des personnes morales de droit public ainsi que des dépôts des personnes physiques et des personnes morales de droit privé.

Pour rappel, « les Bâtisseurs de l’économie africaine » initiée en 2006, a pour objectif de distinguer et promouvoir les entrepreneurs, les hommes d’affaires, les chefs d’entreprise, les entreprises et institutions économiques et financières africaines les plus méritants, les meilleurs talents de la diaspora africaine ainsi que des investisseurs internationaux d’envergure.

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Au Maroc, cette mission de consultation du FMI s’est déroulée du 19 mars au 3 avril. Dirigée par l’économiste Nicolas Blancher, elle a présenté ses premières observations, qui font état d’une meilleure gestion des finances publiques, d’une économie plus résiliente et d’un climat des affaires améliorés

Le FMI envoie en principe chaque année une équipe d’économistes dans ses 189 pays membres, pour évaluer la situation du pays et préconiser d’éventuels ajustements des politiques économiques ou financières. C’est une procédure qui se déroule dans le cadre de la surveillance du système monétaire mondiale. Elle est dite « de consultation au titre de l’article IV » et qui donne lieu à un rapport qui permet au FMI d’émettre une opinion sur l’économie de chaque Etat.

Deux combats à mener : la corruption et le chômage

Après ce constat préliminaire globalement positif, les économistes du FMI encouragent le Maroc à poursuivre sa diversification de l’économie et sa réforme du secteur public afin de combattre la corruption, mais aussi de lutter contre le chômage qui reste élevé,« en particulier parmi les jeunes ».

Politique  économique

« L’économie marocaine continue de profiter de la poursuite de politiques macroéconomiques prudentes et des réformes structurelles », souligne l’économiste. Selon lui, « l’amélioration de la gestion budgétaire et la diversification de l’économie ont rendu cette dernière plus résiliente », mais il pointe la persistance du fort taux de chômage (9,8 % en 2018, contre 10 % en 2017 selon le Haut-Commissariat au Plan), notamment chez les jeunes. Au-delà des réformes engagées, il insiste sur la nécessité « d’améliorer la qualité de l’éducation, le fonctionnement du marché du travail et le taux d’activité des femmes, ainsi que l’environnement des affaires »

Perspectives de croissance et activités commerciales

« La croissance économique a atteint 3 % en 2018, tandis que l’inflation augmenté à 1,9 % et que la croissance du crédit se maintenait a 3,3 % »  note Nicolas Blancher. En 2019, cette croissance économique devrait se stabiliser grâce à la reprise de l’activité non-agricole, « puis atteindre 4,5 % à moyen terme » affirme l’économiste, grâce à la poursuite des réformes structurelles.

Malgré la croissance vigoureuse des exportations, Nicolas Blancher note que l’augmentation du déficit des transactions extérieures courantes (5,4 % du PIB) s’explique notamment « par l’impact de la hausse des prix du pétrole et par la baisse des dons ».

Pour faire face à d’éventuelles situations de crise, l’économiste souligne que « les réserves de change sont restées à un niveau confortable, équivalent a environs 5 mois d’importations.

Gestion budgétaire

L’évolution à fin décembre a été conforme à l’objectif des autorités d’un déficit budgétaire de 3,7 % du PIB en 2018 ». La mission note que les autorités ont pour objectif de maintenir le déficit budgétaire à ce niveau, pour 2019, hors recettes de privatisation.

Nicolas Blancher ne prévoit que la réforme fiscale qui sera discutée aux Assises nationales du mois de mai « rendra l’impôt plus efficient, plus équitable et plus favorable à la croissance, tout en contribuant à l’objectif des autorités de ramener le niveau de la dette publique à 60 % du PIB ». Cette réforme fiscale servira à améliorer les infrastructures et la protection sociale, suggère l’économiste.

Enfin, la mission souscrit au plan de privatisation et aux efforts déployés par l’État pour réorienter les activités des entreprises publiques sur leurs métiers de base.

Le secteur financier

Selon l’économiste,  « Le secteur financier est bien capitalisé, et les risques pesant sur la stabilité financière demeurent limités ». Il a également relevé  les créances en souffrance restent relativement élevées. « Mais elles sont en baisse et bien provisionnées », poursuit-il.

La mission encourage les autorités marocaines à continuer de réduire la concentration du crédit, et à limiter les risques liés à l’expansion des banques marocaines en Afrique grâce à une collaboration renforcée avec les autorités de supervision des pays hôtes.

D’après l’économiste du FMI le climat des affaires marocain continue de s’améliorer, notamment grâce à l’activation du Conseil de la concurrence et à la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie d’inclusion financière, qui contribueront à promouvoir la concurrence et à soutenir le développement des PME.

 

Source : https://www.jeuneafrique.com/761737/economie/maroc-bilan-et-perspectives-economiques-encourageants-dapres-une-mission-du-fmi/

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Le Rapport économique sur l’Afrique 2019, publié ce samedi 23 mars à la Conférence des ministres, exhorte l’AFRIQUE à numériser ses économies, élargir sa base fiscale, et empêcher la détérioration de ses recettes fiscales et l’augmentation de sa dette. Elle  doit viser un taux de croissance à deux chiffres pour atteindre les Objectifs de développement durable de l’ONU d’ici à 2030, ainsi que les objectifs de l’Agenda 2063 de l’ONU. Publication phare de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), le Rapport,  est axé, cette année, sur la politique fiscale.

« Le rapport identifie plusieurs moyens de financer son développement accéléré grâce à la hausse des recettes fiscales », a expliqué Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA. « Il aborde également le rôle clé que joue la politique fiscale pour attirer les investissements et permettre une politique sociale, notamment le soutien aux petites et moyennes entreprises dirigées par des jeunes et des femmes».

Rappelant que nous sommes à dix ans de la date butoir de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). « Les pays africains continuent de rechercher les politiques à adopter pour accélérer la réalisation des ODD. Pour beaucoup de pays, le financement demeure le principal obstacle, le deuxième étant
la mise en œuvre des capacités », a ajouté secrétaire exécutive de la CEA.

Le rapport analyse et met en lumière les défis et opportunités. Il recommande également des réformes macroéconomiques globales destinées à renforcer la résilience du système financier, en mettant l’accent sur la nécessité pour l’Afrique de passer à une croissance à deux chiffres d’ici à 2030, et de stimuler les investissements, actuellement à 25 % du PIB.

Alors que la croissance économique en Afrique demeure modérée, à 3,2 % en 2018, le rapport insiste sur le fait que l’Afrique doit faire plus, et trouver un juste équilibre entre l’augmentation des revenus et l’incitation aux investissements, afin de stimuler la croissance.

Le rapport souligne que dans certaines des plus grandes économies d’Afrique – Afrique du Sud, Angola et Nigeria, la croissance est plus forte mais reste dépendante du prix des matières premières. L’Afrique de l’Est est la région qui connaît la plus forte croissance, à 6,1 % en 2017 et 6,2 % en 2018, tandis que l’Afrique de l’Ouest a affiché un taux de croissance de 3,2 % en 2018 contre 2,4 % en 2017. Les économies d’Afrique centrale, du Nord et australe ont connu une croissance plus lente qu’en 2017.

D’autre part, le rapport souligne que la dette demeure élevée en Afrique, les pays africains ayant emprunté davantage pour diminuer la pression fiscale liée à la baisse des flux de revenus, depuis l’effondrement du prix des matières premières en 2014.

Le rapport estime que les pays africains peuvent accroître les recettes de l’État de 12% à 20 % en adoptant un cadre politique qui renforcera la collecte des recettes, notamment grâce à la numérisation des économies africaines – celle-ci pouvant accroître la mobilisation des recettes de 6 %.

« La numérisation peut élargir la base fiscale en permettant d’identifier les contribuables et en les aidant à respecter leurs obligations fiscales. En améliorant les déclarations d’imposition et la gestion des impôts, elle donne à l’État la possibilité de
mobiliser davantage de recettes. Les systèmes d’identification numérique apportent des gains d’efficacité qui pourraient économiser aux contribuables et à l’État jusqu’à 50 milliards de dollars par an d’ici à 2020. »

À PROPOS DE LA COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L’AFRIQUE DES NATIONS UNIES (CEA)

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations unies (ONU), la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’ONU et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, de promouvoir l’intégration intra-régionale, et de favoriser la coopération internationale pour le développement de l’Afrique. La CEA propose également des services de
conseil technique aux gouvernements, aux organismes intergouvernementaux et aux institutions d’Afrique.

En outre, elle élabore et promeut des programmes d’aide au développement et joue le rôle d’organisme d’exécution pour des projets opérationnels adéquats. Composée de 54 États membres et jouant un double rôle en tant qu’organisme régional de l’ONU et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique, la CEA est bien placée pour contribuer spécifiquement à la recherche de solutions aux défis de développement du continent. Le siège social de la CEA se trouve à Addis Abeba, en Éthiopie. La CEA possède des bureaux à Rabat, Lusaka, Kigali, Niamey, Yaoundé et Dakar.

Source : http://lefaso.net/spip.php?article88725

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